Gouvernance & Management

La gouvernance distribuée

Des tribus de chasseurs cueilleurs aux multinationales, nous avons au cours de notre histoire inventés de nombreuses manière différentes de structurer notre travail. Aujourd’hui, le paradigme dominant est celui de la division scientifique du travail héritée du taylorisme. Depuis quelques décennies, un nouveau paradigme est en train d’émerger, plus respectueux de gens et de leur nature profonde. Dans Reinventing Organizations, Frederic Laloux étudie les principes fondateurs de certaines de ces organisations et en tire un panorama fascinant. A noter le wiki associé qui permettent de creuser en profondeur les concepts évoqués.

La lecture peut être également complétée par le livre sur l’Holacratie (la méthode que nous utilisons à DoYouBuzz) et We the People: Consenting to a Deeper Democracy (une autre méthode, datée des années 1960, sur laquelle se base énormément l’holacratie).

De la stupidité des entreprises

Il existe une croyance assez répandue selon laquelle les entreprises sont des modèles d’efficacité et de productivité. Je pense que c’est un mythe.

Entre 1/3 et 50% des jobs salariés seraient en réalité… inutiles. Comment est-ce possible ? Bullshit Jobs de David Graeber est une analyse fascinante de la bureaucratie dans toute sa splendeur. L’anthropologue va bien au-delà de la notion de bullshit job comme job inutile : pour lui, les entreprises sont en réalité des véritables systèmes féodaux où les managers cultivent leur position de pouvoir jusqu’à créer des métiers et des règles qui n’ont aucun sens. L’entreprise n’est donc pas un machine à créer de l’argent, mais une machine à fabriquer des relations de pouvoir.

Et pour continuer d’attaquer le mythe des entreprises comme modèle de performance, je vous recommande aussi la lecture de Punished by Rewards, qui étudie comment les primes et autres bonus sont néfastes pour les organisations. Voir aussi ce TED Talk de Dan Pink sur le sujet.

Funestes entreprises…

Dans mes recommandations de livres sur la thématique Société et Politique, j’évoque déjà les dommages créés par les entreprises sur le climat (Naomi Klein), la démocratie (Alain Supiot) ou la prosperité (Douglash Rushkoff).